Il y a des soirs comme ça...

Il y a des soirs comme ça...
Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde a disparu l'on est face à soi

Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent
Le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois
Cette inquiètude sourde qui coule en nos veines
Qui nous saisit même après les plus grandes joies

Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard

Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents, ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit

Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés

Ces liens que l'on sécrète et qui joignent les êtres
Ces désirs évadés qui nous feront aimer
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard



Une fois encore, je me permets de mettre la chanson entière. Elle me représente si bien parfois...
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:52

Je suis ce que je suis, tant pis pour ceux à qui ça ne plaît pas !...

Je suis ce que je suis, tant pis pour ceux à qui ça ne plaît pas !...
Oublier d'où je viens, ma mémoire et les miens
Non, non, non, non, non
Endosser pour faire bien les nouveaux lieux communs
Non, non, non, non, non
Penser qu'on a moins tort quand on hurle plus fort
Non, non, non, non, non

Oh, t'en trouveras des tas pour chanter ces choses-là
Alors, compte pas trop sur moi
Compte pas sur moi

Des scandales en gros plan sur l'empire de mes sens
Non, non, non, non, non
Des jurons, des slogans, toutes ces fausses insolences
Non, non, non, non, non
Des looks, ces uniformes qui font marcher au pas
Non, non, non, non, non

Oh, t'en trouveras des tas pour te faire ces plans-là
Alors, compte pas trop sur moi
Compte pas sur moi




Je dédie cette chanson à tous ceux et toutes celles qui, consciemment ou inconsciemment, se sont éloigné(e)s, s'éloignent ou s'éloigneront de moi, par ma faute parfois mais aussi par la leur...

# Posté le mardi 20 octobre 2009 05:40

Qu'importe le métier qu'on fait, l'important c'est de bien le faire

C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyait inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone
Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris


Il changeait la vie




Je trouve que ce troisième et dernier couplet de la chanson me correspond bien.
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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 14:24

Parce que notre différence fait notre force

Il faudra que tu apprennes
A perdre, à encaisser
Tout ce que le sort ne t'a pas donné
Tu le prendras toi-même
Oh, rien ne sera jamais facile
Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
Et toi seule en sauras le prix


C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y'a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C'est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence
Qui t'avance un peu plus loin


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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 14:14

Mais il y en a qu'on n'oublie pas

Mais il y en a qu'on n'oublie pas
Graver l'écorce
Jusqu'à saigner
Clouer les portes
S'emprisonner

Vivre des songes
A trop veiller
Prier des ombres
Et tant marcher

J'ai beau me dire
Qu'il faut du temps
J'ai beau l'écrire
Si noir sur blanc

Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne t'efface
Je pense à toi

Passent les jours
Vides sillons
Dans la raison
Mais sans amour

Passe ma chance
Tournent les vents
Reste l'absence
Obstinément

J'ai beau me dire
Que c'est comme ça
Que sans vieillir
On n'oublie pas

Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne t'efface
Je pense à toi

Et quoi que j'apprenne
Je ne sais pas
Pourquoi je saigne
Et pas toi

Y'a pas de haine
Y'a pas de roi
Ni Dieu, ni chaîne
Qu'on ne combat

Mais que faut-il
Quelle puissance ?
Quelle arme brise
L'indifférence ?

Oh, c'est pas juste
C'est mal écrit
Comme une injure
Plus qu'un mépris

Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne t'efface
Je pense à toi

Et quoi que j'apprenne
Je ne sais pas
Pourquoi je saigne
Et pas toi... et pas toi




Pour moi, peut-être le summum d'une carrière exceptionnelle. Pour cette raison, je mets toutes les paroles.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette chanson n'est pas autobiographique. Jean-Jacques Goldman l'a écrite pour un ami.
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 15:39